dimanche 22 mai 2011

Préambule et introduction

    Préambule


    « La justice, bien plus que la richesse est le salut de la République et le vrai fondement du crédit national et de la confiance. »

    (Déclaration des principes essentiels de l’ordre social et de la République du 23 germinal an III)

    …et si la Justice ne répond plus à sa vocation parce qu‘elle a mal vieilli et qu‘elle ne sait plus ce que c‘est qu‘un regard neuf, alors, même seul, il convient de se battre, l’essentiel étant de rester digne face à soi-même, même s’il faut pour cela produire l’effort d’étaler le fumier-engrais qui permettra la récolte: puisque pendant 5 ans je n’ai pas pu apporter à Clément la part de tendresse qui lui revenait, alors c’est à tous les autres enfants victimes du laxisme banalisé de ce système que je veux adresser cette énergie de l’écoute, de l’analyse parcimonieuse et de la justesse qui en découle,  énergie qui a trop longtemps été étouffée à force de conservatismes assassins. Il y a un vrai problème dans les méthodes d’investigation des Pouvoirs Publics  C’est un problème de structure psychologique, probablement lié une exagération de la foi que l’on place dans la notion de hiérarchie et qui incite à la démission de sa propre conscience. Je souhaite que ce travail de mise en forme soit perçu, non pas comme une impulsion réactionnaire motivée exclusivement par une atteinte personnelle, mais comme un vœu de cohérence optimale qui renforce le sens de l’équité  au service d’une cause précieuse et néanmoins refoulée: mettre en orbite un système de réflexion qui soit le garde-fou des absences de bon sens, à l’écoute des innocents les plus démunis.  




    Introduction

    La justice est une entreprise de régulation sociale, elle a pour vocation de travailler à l’harmonisation des rapports humains dans la société. Dans une société savamment construite, la justice devrait être le fer de lance de la communication, le creuset du progrès social. Or est-ce vraiment le cas chez nous? Que dire notamment du fonctionnement de la Justice concernant le département de la Protection des Mineurs rattaché au Ministère de la Justice?
    Il ne  s’agit pas seulement d’énoncer le sens de la communication comme une panacée à l’instar de tous les grands créateurs d’entreprise sur la fin de leur carrière. Il s’agit de chercher à protéger les enfants d’un travail d’apprenti sorcier que personne ne se sent prêt à éradiquer, il s’agit de proposer à une institution toute puissante une structure de travail pour la faire sortir du « tourne à vide » lorsqu’il ne s’agit pas d’un programme factuel de destruction de la personnalité. 

    Le support d’information ici est une affaire de placement d’enfant : l’affaire Rémy Le Cor. Je me suis efforcé d’utiliser les trois principaux modes de collecte de l’information : l’enquête, l’interview et l’observation-déduction. Le filtre principal pour apprécier les situations aura été la discipline psychologique dite PNL telle qu’elle est expliquée dans ses ouvrages par l’ éminent spécialiste du comportement humain et de l’accomplissement  Anthony Robbins. La PNL en tant que discipline psychologique dite de l’Excellence Humaine représente un formidable potentiel en termes de schémas d’action cohérents. Elle est une voie d’éveil pour l’individu, tout en structurant la pensée elle incite au devoir du travail correctement accompli dans un contexte où, cela n’est plus à démontrer depuis l’affaire d’Outreau, la population subit des comportements au sein de son institution judiciaire qui relèvent de la médisance psychopathe.

    Pour faire court, une entreprise qui refuse d’évoluer avec le monde qui l’entoure n’est plus une entreprise, même s’il sa conception du non-agir est fondée sur une représentation religieuse de son existence (voire les fanatismes inconscients ancrés au sein même des clans maçonniques). Elle devient alors un système anthropophage qu’il faut combattre. En effet, comme pour toute entreprise, le devoir de la Justice comme toute entreprise n’est-il pas de rester en éveil devant l’émergence des nouvelles technologies lui permettant de perfectionner sa réalisation.

    Il ne s’agit pas nécessairement ici de chercher à  combattre l’institution judiciaire et face à ses principes de non communication relevant d’une forme de nazisme bien déguisé, c’est fort heureux, mais il s’agit de chercher à la soigner de toutes ses incohérences. Pour résoudre un problème il faut d’abord le poser, mais pour le poser il faut en avoir les moyens culturels. La PNL apporte ces moyens culturels, et dans notre société de l’information, 37 ans après la naissance de cette « technologie », comment peut encore se permettre de persister dans l’ignorance d’un outil qui permettrait tout simplement d’éradiquer la technocratie et de réconcilier une élite finalement artificielle avec le bon sens populaire ? Il est urgent de chercher à recodifier la réussite du travail socio-éducatif et judiciaire. Il est urgent d’œuvrer de  sorte à ce que les éducateurs aient une idée claire et cohérente de ce qu’ils estiment important qu’ils se sentent pleinement capable de faire la différence entre l’intelligence pratique et l’intellectualité farfelue.

    A l’heure où chacun ne pense plus qu’à tirer son parapluie pour préserver le peu qu‘il a, il est devenu crucial de permettre aux rares qui le souhaitent encore de chercher à faire du feu pour ceux à qui l’on continue de tout prendre. Il est question ici de proposer un travail de concentration des forces et des énergies de la connaissance dans le but humaniste de défendre au nom de la vérité les vertus de la raison et de la science. Qu’il serve au progrès moral de la justice, que le sens l’emporte sur le non-sens.

    Dans un premier temps nous reviendrons sur le contenu de cette affaire qui rassemble de nombreuses  incohérences grossières : l’affaire de mon petit frère Clément. Nous tenterons alors d’en expliquer les causes et ainsi nous tâcherons de mettre au point une schématique permettant de réduire les effets de la  méthodologie actuellement employée dans les services du Ministère de la Justice et que nous pourrions largement être tentés d’appeler le « grand n’importe quoi », un laxisme qui évolue par tradition entre l’improvisation dégingandée et le simulacre mafieux. Nous tenterons d’élaborer pour proposition un système de valeurs fondamentales à ce que nous pourrions appeler les égouts de la République,  pour ouvrir la voie à de nouveaux schémas d’intervention (méta programmes en jargon de PNL). Ainsi le programme de restructuration de la Protection des Mineurs sujet sur lequel le parti de la majorité n’a jamais jugé utile de statuer tout en laissant s’organiser la tenaille policière et judiciaire du « fermez-la » n’aura jamais été aussi imminent. Ce travail de réflexion est induit par le fait que tout se passe dans le monde socio-éducatif et judicaire comme si les protagonistes n’avaient pas cette idée claire pourtant si précieuse  de ce qu’ils estiment comme le plus important  dans l’art de la décision concernant la vie des enfants. Avant de proposer une solution structurée pour sortir de cette confusion presque criminelle tellement elle est entretenue par des usages qui refusent de partir en  quête de nouvelles visions, il nous faut mettre en évidence toutes les limites humaines (entendons comportements habituels) qui s’ajoutent à l’insolente et sauvage ignorance d’un système dirigeant on ne peut plus pataud quand il n‘est pas tout simplement malhonnête.     


    I

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